Partis politiques et transitions démocratiques

Edited by
Hatem M'rad
Publisher
Nirvana
Release Date
Number of Pages
265
ISBN
2-003-53-9938-978

Les partis sont-ils les acteurs essentiels des transitions démocratiques ou bien plutôt des obstacles à leur réalisation ? Question qu’on ne peut éviter, qui montre les dilemmes du rôle des partis au sortir de l’autoritarisme. Les partis sont certes des outils de la démocratie, mais comment peuvent-ils dans une phase de transition construire la démocratie alors qu’ils sont eux-mêmes et simultanément en voie de construction ?

Il est vrai que les transitions démocratiques peuvent se faire par des institutions, mêmes improvisées, (gouvernements, instances, organes, commissions provisoires), par des leaders politiques (Mandela, De Klerk, Gorbatchev), mais elles peuvent se faire aussi par des partis politiques, acteurs incontournables du jeu démocratique et pluraliste. Même les compromis qui ont été réalisés dans les transitions ont été réalisés principalement autour des partis (Espagne, Portugal, Europe de l’Est, Tunisie), en collaboration avec la société civile, les syndicats ou avec l’intervention de l’armée pour certains.

A la suite d’une période de confusions et de tâtonnements pluralistes, de participation citoyenne et d’expériences électorales successives, apparaît progressivement une nouvelle structuration du système partisan, qui reste fragile, redevable surtout à la stabilisation relative de certains partis importants. Cette évolution peut être plus ou moins longue selon la configuration politique, sociologique, historique et culturelle de la société. Ce schéma, on l’a globalement relevé en Europe de l’ouest (Espagne, Portugal), en Europe de l’Est, après la chute du mur, en Amérique latine ou après le printemps arabe, en Tunisie. C’est ce que tente de démontrer les différents auteurs dans ce livre, notamment à travers les expériences tunisiennes et celles des Pays de l’Europe de l’Est.