Political Science News - Call for Papers

Assessing the Participatory Turn and ‘New Democracy’ - Superdemocracy conference

House of Science and Letters
Helsinki, Finland
11 December, 2014 - 12 December, 2014
Application Deadline: 31 August, 2014
Organised by:
Finnish Political Science Association
University of Jyväskylä

During the past couple of decades, discussion about new forms of participation, political agency, and activity has proliferated. We often meet the argument that traditional democratic institutions (parliamentarianism, the party system, administrative state, etc.) are incapable of responding to the challenges posed by globalization, intensified individualism, and plurality of identities. Both in academic discussions as well as in Western societies broadly, some have even declared a turn from ‘old’ to ‘new democracy’.

In this framework, not only scholars but various civil-society agents, such as social movements and think tanks, have adopted and reinterpreted the concepts and theories of deliberative democracy and extra-parliamentary participation. At the same time, governments operative in the Global North – both nation-states as well as supra-national regimes (EU) – have begun to launch numerous programs, policies, and manuals, aiming to promote ‘new’ forms of participation and citizenship.

The objective of the conference is to explore the different facets of the discourse(s), revolving around the notions of ‘new democracy’ and ‘participatory turn’. We welcome especially (but not exclusively) papers that discuss the articulations and tensions between, on one hand, the ‘empowerment’ of political subjectivity and participatory activity, and on the other hand, the governmental strategies and practices of engagement. We encourage papers to address these issues both through studying the experiences of civil-society agents (social movements, activists), the language(s) and discourse(s) of ‘new democracy’, as well as through governmental analyses. The workshop is interdisciplinary and incorporates both empirical and theoretical papers.

If you are interested in presenting a paper at the conference, please submit an abstract of no more than 200 words. The abstract, together with the author’s (or authors’) name(s), e-mail addresses and affiliations should be sent to superdemocracy@jyu.fi.
The deadline for the abstracts is 31.8.2014.

You can also make inquiries about the conference by sending a message to the members of the organizing committee at the University of Jyväskylä (Department of Social Sciences and Philosophy). The members are Marja Keränen (marja.keranen@jyu.fi), Pertti Lappalainen (pertti.lappalainen@jyu.fi), Tapio Litmanen (tapio.litmanen@jyu.fi) and Lauri Siisiäinen (lauri.siisiainen@jyu.fi).

The conference is organized by the research project ‘Superdemocracy’: A Critical Assessment of the Participative Turn, funded by the Academy of Finland, in collaboration with Finnish Political Science Association (Valtiotieteellinen yhdistys). The venue of the conference is the House of Science and Letters in central Helsinki (Kirkkokatu 6).

La science politique face aux objets complexes : pratique et défis de l’interdisciplinarité

Université de Lausanne
Lausanne, Switzerland
5 February, 2015 - 7 February, 2015
Application Deadline: 1 September, 2014

La santé publique et l’énergie posent des défis majeurs à nos sociétés. Ceux-ci sont parfois abordés comme des wicked problems, c’est-à-dire des enjeux complexes, instables, transversaux à plusieurs secteurs d’action publique et qui mobilisent une diversité de savoirs et d’acteurs. Ces enjeux interpellent l’étude des politiques publiques d’au moins deux manières. D’un côté, la recherche spécialisée dans le domaine de l’énergie ou de la santé publique vise à identifier des solutions politiques concrètes (policy). De l’autre, des chercheurs en analyse des politiques publiques priorisent moins la résolution de problèmes en soi et mettent davantage l’accent sur la compréhension des rapports de force entre les acteurs dans l’élaboration de ces politiques publiques (politics). Cette tension entre résolution de problème et compréhension d’un enjeu particulier dans le contexte de l’action publique n’est pas nouvelle et renvoie aux tensions qui ont historiquement traversé la science politique. Toutefois, elle se pose de façon plus aigue dans ces domaines fortement interdisciplinaires et donc plus autonomes de la science politique.

Cette section thématique prend la tension entre la résolution de problèmes et la compréhension de la dimension politique (politics) de l’action publique comme point de départ et s’interroge sur les défis que rencontrent les chercheurs de science politique qui s’intéressent aux domaines de l’énergie et de la santé publique. Parmi ces défis, nous en soulevons trois, en lien avec les attentes, les connaissances et les institutions de la recherche. Le premier défi est celui de la tension – rarement explicite – entre les attentes du domaine de spécialité et les attentes des chercheurs en politiques publiques. Comment concilier les attentes empiriques des uns et les attentes théoriques des autres ? Faut-il – et comment – répondre aux attentes fonctionnalistes des spécialistes qui, bien souvent, recherchent des modèles ou des modes d’emploi pour influencer l’action publique ? Comment cela influence-t-il la formulation des questions de recherche et des protocoles de recherche ?

Le deuxième défi est celui de la production de connaissances pertinentes aussi bien pour l’ambition concrète de la résolution de problèmes que pour l’ambition d’abstraction conceptuelle de l’analyse des politiques publiques. Jusqu’à quel point le chercheur a-t-il besoin d’atteindre un niveau fin de connaissances spécialisées ? Pourrait-il avoir à la fois la reconnaissance de ses pairs et des spécialistes ou faut-il choisir un camp ? À quel public s’adresse-t-on et comment (revues, conférences, rapports, etc.) ? En quoi cela entraine-t-il une hybridation des cadres théoriques pour les adapter à la spécificité des domaines de l’énergie et de la santé publique?

Enfin, la double tension susmentionnée se répercute aussi sur le plan du financement de la recherche. La plupart des pays disposent d’organismes subventionnaires spécifiques pour la santé (par exemple, les Instituts de recherche en santé du Canada) ou mettent l’accent sur des thèmes (par exemple, le programme national de recherche PNR 71 sur l’énergie en Suisse) qui sont jugés pertinents du point de vue sociétal. Ces organismes reprennent souvent les attentes des domaines spécialisés, une posture de résolution de problèmes et de fortes incitations à mettre en place des projets de recherche interdisciplinaires. Comment les chercheurs en politiques publiques s’ajustent-ils à ces obligations institutionnelles ? En quoi est-ce que cela affecte la manière de faire de la recherche (seul ou en partenariat avec les milieux de pratique ?) et de diffuser les connaissances ainsi produites ? Cela laisse-t-il encore une place à des recherches à l’ambition d’abstraction conceptuelle ?

Cette section thématique vise les objectifs suivants : premièrement, établir un état des lieux des expériences des chercheurs œuvrant à l’intersection de la science politique et des domaines complexes et interdisciplinaires (tel que, mais pas exclusivement, la santé publique et l’énergie); deuxièmement, identifier les obstacles dans la collaboration entre politologues et spécialistes des domaines complexes et réfléchir aux arrimages éventuels de logiques de recherche différentes; troisièmement, envisager des stratégies d’adaptation à l’évolution des contraintes de financement. Elle encourage la présentation de réflexions ancrées dans des expériences personnelles de recherche aussi bien que des études de cas de pratiques de recherche à l’interface entre l’étude des politiques publiques et les domaines complexes.

Organisateurs:

Carole Clavier, Université du Québec à Montréal, clavier.carole@uqam.ca

Aurélien Evrard, Université Sorbonne-Nouvelle (Paris 3), aurelien.evrard@univ-paris3.fr

Maya Jegen, Université du Québec à Montréal, jegen.maya@uqam.ca

Les propositions de communications devront être déposées sur le site du colloque d’ici le 1er septembre 2014 : www.unil.ch/cospof15.