Nouvelles de science politique - Livres des membres

Dr l'urgence à l'incertitude. La construction politique de l'écologie

Par
Maurice Satineau
Editions à La Carte
2012
142 pages
ISBN
978-2-88924-011-1

Le climat s’emballe et la Terre épuise ses ressources. Face à l’urgence proclamée, les progrès de l’écologie en politique sont finalement relativement modestes. Les choix du citoyen, les décisions des gouvernants, les relations entre pays semblent s’accommoder en grande partie de l’éventuelle apocalypse. Si l’enjeu ultime est bien la survie collective, il ne suscite pas l’ultime mobilisation globale et solidaire. En entrant dans le débat public, l’écologie a gagné en visibilité et perdu une partie de ses ambitions. Faire de la nature un objet politique reste problématique.

Cet ouvrage ne traite pas de la production d’énergie, de l’avenir de l’agriculture ou de l’approvisionnement en matières premières. Ce sont certes des éléments fondamentaux des politiques publiques et ils sont au centre de la réflexion écologiste. C’est sur celle-ci dans sa globalité que portera l’intérêt. Faire entrer la nature en politique au 20 et au 21ème siècle, c’est lui donner une nouvelle dimension sociale et culturelle, mais en admettant que cette approche puisse être discutée, contestée, analysée, en mettant en évidence d’éventuelles limites.

Même si l’on fait abstraction des querelles d’experts, notamment au sujet de l’ampleur et des conséquences du réchauffement climatique, des polémiques très pointues, passionnantes et nécessaires, il convient de s’interroger sur le maillon suivant, c'est-à-dire sur la transformation de cette pensée écologiste en mode d’action politique, voire de gouvernance.

La communication politique européenne sans l'Europe. Les élections au Parlement européen de 2009

Sous la direction de
Philippe J. Maarek
Communication et Civilisation
L'Harmattan
2012
206 pages
ISBN
978-2-296-56808-2

Dans la plupart des pays de l'Union Européenne, à commencer par la France, la communication politique des élections au Parlement Européen de 2009 s'est placée sous le signe paradoxal de l'absence de l'Europe dans les débats. Alors que les chercheurs du Ceccopop/Largotec de l'Université Paris Est et leurs partenaires étrangers réunis sous la férule de Philippe Maarek avaient observé lors d'un précédent ouvrage dans cette collection qu'en 2004, ces élections avait souffert d'un fort eurosepticisme, en 2009, l'Europe n'a souvent même pas été le sujet: les enjeux politiques, économiques et sociaux de chacun des pays ont largement pris le pas sur l'objet théorique de la communication, l'élection des députés de l'Union Européenne et les enjeux européens corollaires. L'homogénéité technique des modes de communication politique, du spot audiovisuel à Internet, est la seule constante observée par les chercheurs, opposée à l'hétérogénéité inattendue des contenus politiques, tous axés vers la politique intérieure – à la seule exception de la percée fréquente de l'écologie, dénominateur commun tout de même faible de cet Espace Public Européen décidément introuvable.